Mobilisation pour le droit à la retraite
MOBILISATION POUR LE DROIT A LA RETRAITE
Ce mardi 7 septembre 2010 ouvre une semaine décisive pour l’avenir des retraites. A l’Assemblée Nationale débute l’examen du projet de loi qui veut déboulonner l’age d’accès à la retraite, fixé à 60 ans par la gauche, en 1982 et qui avait résisté aux deux précédentes « réformes » de la droite en 1993 et 2003.
Le recul prévu de 60 à 62 ans pour l’age légal et de 65 à 67 ans pour une pension sans décote ne serait qu’un début.
La réforme n'est financée que jusqu’en 2018. Et le ministre du travail, Eric Woerth, a dit qu'« il faut s’habituer à des rendez-vous sur les retraites ».
Pour les générations nées après 1959, de nouveaux reculs sont déjà prévus par la droite. Les députés socialistes se sont pleinement mobilisés en juillet pour l'examen de ce texte en commission des Affaires sociales et en commission des Finances.
Les débats en commission ont souligné l’injustice d’une « réforme » qui pèse essentiellement sur le travail mais aussi l’intransigeance du gouvernement qui prétend par ailleurs être ouvert au dialogue :
- Eric Woerth a reconnu le siphonage prématuré du fonds de réserve créé par la gauche pour les générations qui partiront après 2020.
- Les retraites des personnes aux carrières fractionnées notamment les femmes vont être pénalisées.
- Les plus hauts revenus et les revenus du capital ne contribueront qu’à hauteur de 2 milliards d’euros en 2020 à la réforme. Soit moins de deux fois l’effort qui va être demandé aux fonctionnaires par l’augmentation de leurs cotisations (4,9 milliards en 2020)
- Deux conceptions très différentes de la pénibilité se sont affrontées. Alors que la majorité UMP souhaite une approche individuelle et médicalisée, les députés socialistes défendent une prise en compte de facteurs collectifs.
En juillet, aucune avancée n'a pu être obtenue et le dossier n’a pas bougé d’un millimètre en août, en l’absence de concertation avec les syndicats.
Pendant la semaine prévue pour les débats à l’Assemblée Nationale avant l’examen du texte en octobre au Sénat, les députés socialistes vont s’opposer fortement au projet du gouvernement et renouveler leurs propositions pour une réforme juste et durable.
Mais les Français doivent aussi manifester haut et fort leur attachement à ce droit social majeur.
Ce mardi 7 septembre, c’est le jour. L'ampleur de la mobilisation syndicale et citoyenne sera déterminante.
Jacques Bascou
(Appel des syndicats)
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